Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 13:31
Thursday, 19th November 2009

Le Cobbelstone se trouve du côté Nord de la Liffey. A quelques mètres de Smithfield Market (où une vente de chevaux se déroule chaque premier dimanche du mois), ce pub typique se fond discrètement dans la nuit. Peu de touristes s'aventurent dans ce coin... car à vrai dire, ce n'est pas un endroit de balades...

Pourtant, si vous désirez vivre la véritable ambiance d'un pub irlandais, c'est là-bas qu'il faut que vous alliez!

Une irlandaise d'un de mes cours de la DIT, Sigita, devait réaliser un projet de gestion avec d'autres élèves. Ils avaient décidé d'organiser un événement au profit d'une association, Barnados, afin de récolter des fonds de particuliers et d'anonymes. La soirée "Jig's and reels event" fut le résultat leur travail: des concerts de musiques traditionnelles et des cours de danse irlandaise dans le pub irlandais "Cobbelstone".

Je me suis retrouvé là tout à fait par hasard: A la suite d'une conversation, Sigita s'était souvenu que j'aimais bien la photographie et me proposa donc de faire les photos de leur soirée... J'étais très flattée... mais avec une grosse responsabilité sur les épaules... Je ne prétendais en rien pouvoir donner un résultat convenable, mais ils m'ont fait confiance, et je me suis lancé.

Et quelle soirée! L'ambiance était chaleureuse, les musiciens (les trois quart encore étudiants) étaient extraordinaires. Tout le monde était convié à danser. Des Irish Coffee étaient offerts en guise de bienvenue (d'ailleurs, c'est la premier fois que je goûtais: Délicieux, mais donne très chaud!). Des étudiants erasmus, irlandais, et adultes étaient venus.

Nous avons dansé, rigolé, parlé pendant près de 3 heures... Quand le pub s'est vidé et qu'il ne restait plus que quelques personnes, les musiciens ont repris leurs instruments, s'installèrent autour d'une table et se mirent à jouer de nouveau. C'était absolument magique: ce qui est intéressant de regarder, sont les visages des musiciens lorsqu'ils jouent. Ils sont à mille lieux de nous...

Nous sommes restés là à les regarder pendant près d'une heure.
Chapeau! 

 

 
Par Bérengère
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 17:41


Avant de le publier, j’avais commencé cet article par un compte-rendu très précis de notre voyage: quel bus nous avions pris, quelles surprises nous avions rencontré face au sous-développé système de transport irlandais et tout cela... Mais finalement je me suis ravisée. A quoi ça sert de tout savoir? Disons, qui est-ce qui va suivre, jusqu’à la fin et avec passion, un récit, lui, peu passionnant?

Qu’est-ce qui rend une histoire intéressante? Son contenu ou la façon dont elle est racontée?

Tout est propice à faire rêver, le seul outil est de savoir narrer.

Je n’oserai prétendre avoir ce talent, car bien souvent je me perds dans des explications sans queue ni tête, et généralement je vois dans les yeux de mes interlocuteurs une lueur d’incompréhension se dessiner peu à peu. J’essayerai tout de même de transmettre, à travers cet article, un petit peu de notre voyage à Killarney.

Si l’Irlande est réputée comme étant un beau pays, cela est du entre autres choses à ses paysages. On remet à la France la particularité d’avoir une mixité de paysages différents. Je crois que l’on peut la remettre aussi à l’Irlande. Il est clair que pour chaque coin, on retrouve des points communs: de grandes étendues verdoyantes aux charmes celtiques. Cependant, ce que l’on a vu à Killarney était différent de Glendalough, Bray, Howth ou du Connemara que l’on prévoit de faire avec Benoit.

Killarney est une petite ville au plein cœur du comté de Kerry. Notre arrivée dans cette ville est due au hasard. Nous avions prévu d’aller rejoindre la pointe de la péninsule. Mais très vite, nous avons du changer nos plans: les transports en communs sont très peu développés dans les coins reculés du pays. C’est en se retirant du centre urbain que l’on peut réaliser que l’Irlande est un pays peu peuplé. Si l’on veut véritablement voyager, le mieux est de louer une voiture et de traverser le pays. Cependant, cela n’a en rien gâché notre séjour.
Killarney a des allures de “fausse-ville” aux façades rose pastel, bleu ou jaune. Les maisons sont petites, le centre est agréable et on y fait vite le tour. La ville regorge de magasins, restaurants et surtout de pubs. Si Killarney attire du monde, c’est surtout parce qu’un immense parc national l’avoisine. Il faut plusieurs jours pour traverser tout le parc. Etant sur place pour un jour et demi, nous n’en avons vu qu’une petite partie. Malheureusement, la pluie de la veille avait inondé les alentours des lacs ce qui nous obligea à atteindre un point en hauteur pour admirer les montagnes de Killarney.

Notre nuit se passa dans une auberge originale. Nous avouerons que nous avons été charmé par ses allures “blanche neige” ou “Alice aux pays des merveilles”. L’auberge, tenu par un bonhomme bien en chair, regorgeait de souvenirs. Les couloirs étroits été décorés de miroirs et guirlandes de lumières. Un feu de cheminée à l’entrée devint le paradis de nos pieds. Seule la douche était douteuse... J’ai eu la chance de l’inaugurer... et d’éviter de sentir le savon des autres colocataires sous mes pieds (minute poétique).  

Nous avons aussi fait la fureur d’un pub; “Hey Ladies, do you want me to take a picture of you? Collin, take a picture of me with the girls! Nice to meet you! Where’re you’re from? I’m Neil”. L’avantage est que l’on a bénéficié d’une ration de cookies de la part du serveur (qui, au passage, avait 10 ans de moins que le type qui voulait prendre la photo donc plus apte à charmer quatre demoiselles étrangères... surtout avec du chocolat). Alors que nous avions décidé de partir du pub après 1h de fainéantise, une grêle terrible nous a obligé à rentrer de nouveau. C’est à ce moment là que nous avons décidé de prendre une photo touriste-kawétique que vous verrez plus bas.

La soirée s’est poursuivie par un restaurant chinois bon marché aux vapeurs hallucinatoires pour Lucille, qui rigola pendant tout le repas (c’était peut-être aussi du à la pinte de cidre qu’elle avait bu juste avant). Nous y avons croisé une amie Erasmus de Dublin venue ici avec son copain... raté pour la soirée romantique!

Enfin, nous ne serons resté à Cork que très peu de temps. Cork est la deuxième plus grosse ville d’Irlande mais n’a rien d’extraordinaire. C’est une ville pour sortir, mais autant dire que le dimanche soir d’un weekend de marche n’a pas éveillé en nous des envies de fêtes. Nous avons donc apprécié la ville de nuit par une rapide balade le long de la rivière et des rues principales.

Après chaque voyage, nous avons l’impression de découvrir un peu plus l’Irlande. Je ne sais pas si les irlandais réalisent la beauté de leur pays, mais en tout cas, une forte identité dégage, and, well...That’s grande!













 

 

 

Par Bérengère
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Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /Nov /2009 16:52

Sunday, 15th November 2009



Moment très amusant, ce matin. Cette vieille dame et son petit-fil (et sûrement rien que pour lui) sont venu donner à manger aux mouettes. En l'espace de quelques secondes, plus de 30 mouettes se sont rassemblées autour d'eux. Le petit était ravi, jusqu'à ce que d'autres mouettes arrivent, puis d'autres, puis encore d'autres... J'ai senti un instant de panique chez la grand-mère, qui a pris son fils par la main et a commencé à partir le pas rapide. Les mouettes ont commencé à les suivre, le petit commence à avoir peur... pas bête les mouettes, elles ont repéré le sachet plastique!

Balade autour du quartier de Rathmines 


Par Bérengère
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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 13:22

What then?

His chosen comrades thought at school

He must grow a famous man;

He thought the same and lived by rule,

All his twenties crammed with toil;

What then?' sang Plato's ghost.  'what then?’

 

Everything he wrote was read,

After certain years he won

Sufficient money for his need,

Friends that have been friends indeed;

What then?' sang Plato's ghost.  ' what then?'

 

All his happier dreams came true --

A small old house, wife, daughter, son,

Grounds where plum and cabbage grew,

poets and Wits about him drew;

What then.?' sang Plato's ghost.  'what then?'

 

The work is done,' grown old he thought,

'According to my boyish plan;

Let the fools rage, I swerved in naught,

Something to perfection brought';

But louder sang that ghost, 'What then?’



W.B. Yeats 
Par Bérengère
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Mardi 27 octobre 2009 2 27 /10 /Oct /2009 20:13
 Après maintes complaintes et mobilisations, je me vois dans l'obligation de reprendre ce blog en main, non délaissé mais juste mis en aparté pendant quelques jours par manque de temps. 

Ce que je vais vous conter juste en dessous s'est passé il y a 3 semaines... nous utiliserons des subterfuges grammaticaux pour faire croire que cela s'est passé il y a 3 jours.

Alors allons-y!


Friday, the 2nd of October (mince, l'article d'en dessous date du 6 Octobre... Première anachronie!) 

Dublin, 10.30 am.

Prètes à affronter les grands froids, sac à dos sur le dos (hinhiin, on est malignes! c'est qu'il y en a dans la petite tête!) remplis de nourritures seines, MarieS, Stefanne et moi attendons à l'arrêt que notre bus vienne.
10 minutes passent: pas de bus.
20 minutes passent: pas de bus. "Dis donc, sont pas très ponctuels les irlandais!"
35 minutes passent: Bon c'est pas normal! Si on vérifiait si c'est bien là, l'arrêt?

Mauvais arrêt de bus. On part en silence vers le bon arrêt. 
C'est pas notre faute, c'est mal expliqué!

11h30, nous sommes dans le bus qui nous conduit à Wicklow. De Wicklow nous devrons prendre un autre bus vers Rathdrum où se trouve notre auberge, on déposera nos affaires et ensuite on visitera. Le trajet se passe bien mis à part que le chauffeur fait péter la clim et que notre épiderme ne s'est pas encore adapté à la température irlandaise. Mais soit, on est des aventurières ou on ne l'est pas.
Arrivées à Wicklow, nous cherchons l'arrêt pour Rathdrum...Décidement! Wicklow est une ville balnéaire pas vraiment jolie. Ce qu'étaient des nouvelles constructions à l'époque, surplombent la ville et enlèvent tout le charme possible du centre. Nous décidons de ne pas y rester bien longtemps. Après plusieurs détours par les même routes, on trouve finalement un arrêt qui révèle un horaire bien étrange : les bus pour Rathdrum passent de 21h à 4h du matin... Mais qu'est-ce qui se passe à Rathdrum la nuit? Soit, on bougera finalement de l'arret, à la gare, à un taxi. Ok, on a du remettre en question notre conception de l'aventure quand on est entré dans le taxi... C'est pas tout à fait ce qu'on avait prévu, mais il n'y avait pas d'autre choix possible! Nous sommes en pleine campagne en même temps...

Nous arrivons finalement à Rathdrum, petit bourg du Comté de Wicklow... Tout le monde se connait et connait l'auberge. Le bled est un peu gloque, mais ça nous amuse. La responsable de l'auberge nous accueil avec grand sourire, nous montre la chambre, on règle: c'est parti! L'auberge a des allures de l'hotel de the shining: très sombre, la moquette bordeau, personnes dans les chambres. On prévoit le soir de se raconter des histoires qui foutent les ch'tons comme quand on avait 13 ans... Quoi? On a 20ans et alors?

Le bourg, (qui est même un village) a une artère centrale mignonnette: des maisons de toutes les couleurs, pas très hautes. Typique! La seule attraction du village, c'est à dire l'église, est fermée. Mince, on ne se confesera pas aujourd'hui! Finalement nous continuons notre chemin et nous nous perdons dans la campagne irlandaise. Une forêt s'étend sur plusieurs hectares. Un ruisseau la traverse. Tout est calme et ça fait vraiment du bien.

Quand la nuit commence à tomber, nous décidons de retourner vite au village. On fera alors un passage par un pub sympatoch, où les habitués font la conversation à la serveuse un bras sur le comptoirs, l'autre sur la hanche. Les pintes sont à 3 euros, du jamais vu. Aux lueurs des lampes tamisées, les murs montrent les dessins d'un dessinateur confirmé. On peut aussi apercevoir un cadre à notre droite montrant le passage des spice girls en 1998 dans le village! Wawoo la classe! Je crois avoir reconnu de quel clip il s'agissait... mais ça je ne l'ai pas dis. 
Finalement nous rentrons à l'auberge pour nourrir nos petits ventres affamés. On rencontrera dans la cuisine un couple de canadiens venus ici pendant 3 mois afin de faire un road trip à travers l'Irlande, l'Angleterre, l'Ecosse, et les Pays-Bas. De fil en aiguilles, nous nous engageons dans une conversation assez intéressante sur nos vies respectives. Finalement ils sortiront un jeu de cartes et on s'amusera toute la soirée: tas de merde, kems, etc. Le niveau sonore augmente, les rires aussi!

Arrivées dans nos lits, on laisse tomber notre idée d'histoires à faire peur. Bonne nuit!


Saturday, the 3rd of October

Comme arrangé par la serveuse du pub d'hier soir, un taxi nous attend en bas de l'auberge pour nous amener à Glendalough, au pied des montagnes de Wicklow. Un forfait est arrangé. Les canadiens viennent avec nous. Et hop, nous voilà sur la route!

Malgré le mauvais temps, Glendalough est magnifique! Glendalough est un immense lac qui sépare deux chaines de montagnes. Les couleurs sont splendides, d'un vert foncé. Au pied des montagnes, près du lac, se trouvent les ruines d'un monastère où les tombent nombreuses logent les anciens pélerins et moines étant venu se recueillir auparavant. Ce monastère était un haut lieu de pélerinage, célèbre pour avoir accueilli St Kevin, moine ermite. Le vieux cimetière a des allures fantastiques. Les tombes se chevauchent, plus très droites, recouvertes d'herbes hautes. Au bout, se trouve un petit chemin qui guide les visiteurs vers le lac. Ensuite plusieurs balades sont possibles à travers les montagnes. 
Nous n'avons vraiment pas de chance avec le temps, il pleut des cordes, il vente et donc plusieurs balades sont impossibles à faire. La vue même du lac est difficile d'accès...: le vent souffle comme une tornade. Cependant, avec Marie, tel un remarke d'Armagedon, nous nous dirigeons face au lac, prendre quelque photos. Je crois que je n'ai jamais eu une rafale comme cela! Après 10 minutes, on aurait cru qu'on était tombé dans le lac! Bonne partie de fou rire!

On se consolera finalement avec un chocolat chaud et un pyjama sur la tête en guise de bonnet. 
Plus haut, sur les montagnes, la pluie s'est calmé: on peut donc admiré la vue et profiter d'un pipidanslesgrandesherbesmaisvousnevousretournezpaslesfilleshein!Ahputainunearraignéecassetoicassetoi! On marchera près de 2 heures là haut, avant de redescendre au village. Le temps s'est calmé, il y a un grand soleil... On décide alors de retourner au lac, où le calme est revenu. Le soleil traverse les arbres, frôle la terre, la lumière est magique. 

On retournera sur Dublin vers 21h, épuisées mais émerveillées par ce que l'on venait de voir. Une bonne crève a suivi ce weekend... c'est un cadeau de St Kevin!




 
Par Bérengère
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